LE PRINTEMPS DES ORGUES – REQUIEM DE SAINT-SAËNS

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C’est au dernier jour de la guerre franco-prussienne de 1870, en janvier 1871, que Camille Saint-Saëns imagine les premières notes de son Requiem : « et nous étions, ce jour-là, aussi gais qu’on pouvait l’être en pareilles circonstances, quand, tout à coup, j’entendis chanter dans ma tête la plainte musicale d’accords douloureux, dont j’ai fait, depuis, le début de mon Requiem, et j’éprouvai au fond de mon être le pressentiment qu’un malheur m’arrivait ». Le compositeur fait ici référence à son grand ami Henri Regnault, mort au combat. L’œuvre, peu jouée et pourtant aussi puissante que la Symphonie n°3 dite avec orgue, est, selon l’idée que l’incroyant Saint-Saëns se faisait de l’art religieux, propice à enlever l’auditeur de la terre et à lui faire oublier le monde. Des œuvres pour cuivres et percussions de Gaston Litaize, Louis Vierne et Eugène Gigout, tous trois dans la sphère Saint-Saëns, complètent ce programme, sous la direction de Christophe Millet, où jeunes pensionnaires de conservatoires côtoient quatre voix aguerris en les personnes de Marie-Bénédicte Souquet (soprano), Sophie Belloir (mezzo-soprano), Carlos Natale (ténor) et Alexandre Adra (basse). A l’orgue hybride pour soutenir les forces rassemblées, Véronique Le Guen, titulaire du grand orgue Kern de l’église Saint-Séverin à Paris et directrice-adjointe de l’Académie de Musique et d’Arts Sacrés de Sainte-Anne-d’Auray.

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